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Liban – Compétition : Un pont construit avec 320 bâtonnets de bois pèse 444 grammes et peut supporter 566 kilos !


Pour la seconde année consécutive, des étudiants de l’Université Notre  Dame de Louaïzé (NDU) ont remporté la compétition inter-universitaire de ponts en bâtonnets de bois organisée par la Société américaine de génie civil (ASCE) le 10 mars.
La LAU a décroché la deuxième place, et l’USJ est arrivée en troisième place. L’équipe de la NDU s’est distinguée parmi 32 groupes en provenance de 11 universités différentes qui ont pris part à cette seconde édition de la compétition lancée au Liban en 2017. « En tant qu’ingénieurs, nous devons résoudre des problèmes ; ainsi, les deux mots-clés décrivant notre projet sont la simplicité et l’efficacité », explique Jeffrey Jabbour, membre du groupe gagnant avec Marilyne Bou Younes et Daniel-Kees Kandiel, amis de longue date et étudiants en 4e année de génie civil à la NDU.

 « Notre projet consiste en la création d’un pont fait entièrement de bâtonnets en bois et de colle fournis par l’ASCE », précise Daniel-Kees. Les jeunes ingénieurs en devenir ont réussi à créer un pont de 320 bâtonnets de bois de forme trapézoïdale, très simple, pesant 444 grammes et supportant 566 kilogrammes. « Notre estimation était de 400 kg ; la surprise était totale le jour de la compétition lorsque le pont a pu supporter un poids de 566 kg », ajoute Daniel-Kees.

Souci du détail et respect des restrictions 
Le groupe a travaillé sur son projet pendant un mois, commençant par des recherches sur YouTube afin d’étudier les ponts réalisés durant les compétitions précédentes. Les étudiants dessinent ensuite leur pont qui sera validé par leur superviseur Élie Chakar, avant d’entamer le travail technique qui se fera dans le laboratoire de la NDU. « La symétrie était très importante pour nous ; nous avons rencontré beaucoup de difficultés vu que les bâtonnets n’avaient pas tous la même forme. Le bois est une matière irrégulière, ce qui fait que nos résultats n’étaient jamais égaux », indique Marilyne Bou Younes. Heureusement, Jeffrey Jabbour trouve la méthode de construction idéale : le groupe crée un moule lui permettant d’y former le pont tel un puzzle.
« Nous devions nous conformer à certains critères d’évaluation : le poids du pont ne doit pas dépasser les 450 grammes ; il doit supporter un poids assez élevé ; le modèle de conception doit être créatif et notre poster doit contenir toutes les informations techniques de conception », souligne Jeffrey Jabbour. À travers ces restrictions, l’ASCE pousse les ingénieurs civils en herbe à développer leurs compétences en génie, leur esprit critique ainsi que leur créativité.
« Cette compétition m’a permis de rencontrer beaucoup de nouvelles personnes et de développer une façon de penser plus critique », confie Marilyne Bou Younes. Pour Daniel-Kees Kandiel, les résultats obtenus sont « sources de fierté et de satisfaction personnelle ». Jeffrey Jabbour, lui, estime avoir appris, grâce à cette compétition, « l’application pratique de la théorie étudiée en cours ».
Le groupe envisage de poursuivre son travail et d’optimiser son projet afin de battre le record Guinness mondial de pont en bâtonnets de bois.

30/03/2018

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