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Traitement de l’eau : Une start-up kenyane a créé son prototype – Vidéo


 

Au 8ème Forum mondial de l’eau à Brasilia, la question du  a été au cœur des préoccupations des experts présents. À juste titre.
Assainir l’eau pour en faire un facteur de développement, voilà la prescription donnée par les experts du Conseil mondial de l’eau, réunis cette semaine à Brasilia pour le 8e Forum mondial de l’eau. Car il y a urgence : aujourd’hui, 2,4 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau saine. Et l’urbanisation à grande échelle, couplée à la multiplication des phénomènes météorologiques dus au changement climatique, pourrait, à l’avenir, compliquer encore un peu plus la tâche. Pour pallier cette situation, une solution : investir dans des technologies dédiées, une démarche peu suivie par « les gouvernements du monde entier », déplorent par ailleurs les auteurs du rapport publié cette semaine à Brasilia. « L’assainissement urbain est coûteux, il nécessite des financements conséquents, reconnaît Benedito Braga, président du Conseil mondial de l’eau. C’est pourquoi il est souvent négligé en faveur d’autres priorités. »

 

Une start-up kenyane a créé son prototype

Si les gouvernements délaissent un peu la question au profit d’autres priorités, la société civile, elle, s’en inquiète. Une start-up kenyane, fondée par Beth Koigi, Clare Sewell et Anastasia Kaschenko (23, 21 et 26 ans), s’est approprié la question pour créer son nouveau prototype, Majik Water. « 319 millions de personnes n’ont pas accès à une eau propre en Afrique subsaharienne, avait affirmé Beth Koigi à la réception du premier prix de l’EDF Pulse Africa, un programme qui récompense les start-up innovantes du continent, en décembre dernier. Au Kenya, ils sont 12 millions à ne pas y avoir accès. »


Un constat moteur de leur projet, qui permet ainsi de récolter de l’eau saine dans des milieux où les populations y ont difficilement accès grâce à un ingénieux système. L’appareil utilise en effet des matériaux spongieux, dont la propriété est d’attirer les molécules présentes dans l’humidité. Lorsque celles-ci sont chauffées, elles libèrent de la vapeur d’eau, qui est ensuite condensée. Un système qui permet d’obtenir de l’eau même dans les zones à faible humidité et dans les zones arides, caractéristiques de certaines régions du Kenya. Le système fonctionnant à l’énergie solaire, les Kenyans vivant dans des régions non alimentées par un réseau électrique peuvent tout de même l’utiliser.

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Publié le | Le Point Afrique

 

 


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