Alors que le gouvernement fédéral a rendu public en février la liste des cinq lauréats de l’Initiative des supergrappes (ISI) qui se partageront une enveloppe de 950 000 $, deux de ces consortiums – SCALE.AI et NGM Canada – appuient leur projet sur les recherches menées à l’Université de Waterloo.

Plusieurs équipes de chercheurs orientent en effet leurs travaux dans les domaines de l’intelligence artificielle, au cœur de ce que l’on appelle l’axe d’innovation Toronto-Waterloo. Cet écosystème technologique emploie plusieurs milliers de travailleurs dans l’industrie de pointe et comprend certains des meilleurs centres universitaires et de recherche au monde, dont l’Université de Waterloo.

L’ambition du consortium québécois SCALE.AI est de façonner une nouvelle plateforme mondiale de chaîne d’approvisionnement (fourniture, fabrication et distribution d’un produit) intelligente dans le commerce de détail, la fabrication et les infrastructures du pays, en s’appuyant sur la robotique et la science des données.

Le consortium sud-ontarien NGM Canada veut quant à lui optimiser la collaboration entre les secteurs de la technologie et de la fabrication en utilisant l’Internet des objets, le Big Data, les capteurs et les machines intelligentes.

Ces deux projets pourraient donner au Canada un avantage concurrentiel dans l’industrie grâce à l’intelligence artificielle, à condition de surmonter une spécificité toute canadienne : l’économie du pays est dix fois plus petite que celle des États-Unis et comporte une forte concentration de petites et moyennes entreprises (90 % des emplois du secteur privé). Une position limite l’innovation à grande échelle et crée un écart de productivité.

« L’Université de Waterloo est très fière de participer à deux des cinq initiatives choisies par le gouvernement pour faire progresser l’économie de notre pays, a déclaré par voie de communiqué Feridun Hamdullahpur, président et vice-chancelier de l’Université. Avec les découvertes déjà réalisées à Waterloo, nous ne pouvons qu’imaginer ce qui peut être accompli lorsque nos connaissances et notre expertise dans les domaines de l’intelligence artificielle et de la fabrication de pointe se joignent au pouvoir de certains des plus importants joueurs industriels du Canada. »

Reconnue comme un centre dynamique pour la recherche, le développement des talents et des équipes, l’Université collabore de longue date avec l’industrie et les activités de démarrage dans tous ces domaines. « Les ambitions des deux supergrappes s’accordent parfaitement pour répondre au besoin urgent de numériser les différentes opérations. L’interopérabilité et le retour d’informations en temps réel permettront aux entreprises de réagir plus rapidement », a ajouté Pearl Sullivan, doyen de Waterloo Engineering.

Leregional.com