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DEUX AFRICAINS CRÉENT UN SAVON ANTI-PALUDISME


 

Le Faso soap, inventé par deux étudiants du Burkina et du Burundi, permet d’éloigner les moustiques et de tuer leurs larves. Un espoir contre le paludisme.

Plus encore que les attaques de requins, le moustique tue. Le paludisme (également appelé malaria) touche 200  à 300 millions de personnes dans le monde et fait 600 000 morts chaque année. Si la plupart des cas proviennent d’Afrique subsaharienne, l’Asie et l’Amérique latine sont également affectées. Et des cas ont été relevés au Moyen-Orient et en Europe.

Traitements préventifs

Aucun vaccin n’existe à ce jour. La seule méthode reste de se protéger le plus possible des piqûres de moustiques par le port de vêtements longs et des sprays répulsifs, souvent onéreux. Pour les touristes se rendant dans les régions à risque, des traitements préventifs à base de méfloquine ou de chloroquine sont généralement prescrits.

Une invention toute simple

 

L’invention de deux étudiants-chercheurs africains, Gérard Niyondiko et Moctar Dembele, à l’Institut international de l’ingénierie de l’eau et de l’environnement de Ouagadougou (Burkina-Faso), apparait dès lors providentielle. Baptisé Faso soap, c’est un savon à base de citronnelle, de karité et d’autres ingrédients gardés secrets. Elle a été saluée par un prix de l’université de Berkeley en Californie en 2013.

Une solution accessible à tous

Produit à partir de ressources locales, le Faso soap est conçu pour être accessible à tous.Se laver et faire sa lessive avec ce savon permettrait d’éviter la prolifération des moustiques qui se reproduisent rapidement dans les eaux stagnantes.

La production du Faso soap, très artisanale, a démarré.
La production du Faso soap, très artisanale, a démarré. | Capture d’écran YouTube

 

Et contrairement aux traitements habituels préventifs contre la malaria, il ne présente pas d’effet secondaire, que ce soit sur la peau ou dans l’organisme. Et ne modifie pas non plus les habitudes : « Tout le monde utilise du savon, même les communautés les plus pauvres»,souligne Moctar Dembélé, l’un des deux inventeurs.

46 centimes d’euros

Les deux chercheurs souhaitent fabriquer le produit dans le pays. Et veulent le commercialiser 300 francs CFA l’unité (46 centimes). Leur petite entreprise est maintenant hébergée par la Fabrique, un incubateur d’entrepreneurs sociaux à Ouagadougou. Qui les a mis en relation avec l’Occitane, le groupe international de produits cosmétiques inspirés des techniques de la phytothérapie. Affaire à suivre… La production artisanale prendra peut-être bientôt de l’ampleur.

Bientôt un vaccin ?

Et la voie vaccinale ? L’Agence européenne du médicament a donné un avis positif au vaccin expérimental le plus avancé du monde contre le paludisme. Baptisé « RTS,S » ou Mosquirix, il a été mis au point par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKlineI, mais il lui faut encore l’aval de l’OMS.

savon anti paludisme

Deux jeunes africains étudiant à l’École Internationale 2iE située au Burkina Faso. Avec cette invention, ils ont remporté le  « Global Science Venture Competition » (GSVC).

Le Faso Soap (Savon du Faso) est fabriqué à partir de différents ingrédients, incluant des herbes, du beurre de karité, des huiles essentielles de citronnelle, et d’autres composants gardés secret. Un de ces composants tue les larves de moustiques, empêchant ainsi la propagation des moustiques dans les eaux stagnantes. Il est fabriqué à 100% à base de composants disponibles localement.

UN SAVON 100 % MADE IN AFRICA

savon anti paludisme

Le savon n’est pas cher, comparé aux médicaments préventifs contre le paludisme fabriqués par des sociétés pharmaceutiques très puissantes. En effet, une barre de ce savon ne coûte que 300 francs CFA (environ 0,45 €) par opposition à environ 10 000 francs CFA (15 €) pour 1 boîte anti-paludisme. En d’autres termes, ce savon est 33 fois moins cher

Ces deux jeunes inventeurs ont donc mis au point une solution simple et abordable pour aider à combattre un grand fléau.

LE PALUDISME TUE PLUS QUE LE SIDA

paludisme maladie

Encore une fois, ces deux jeunes prodiges prouvent que les solutions aux problèmes africains viendront des africains eux-mêmes. Et une telle découverte devrait normalement être considérée comme stratégique par le Burundi et le Burkina Faso étant donné son potentiel impact pour l’Afrique et le Monde.

Ces deux pays devraient pouvoir aider ces deux étudiants à breveter leur formule auprès de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) pour la protéger contre toute forme de piratage.

Mais combien de dirigeants actuels africains ont une telle vision?

KG avec Ouest France et Revolutionafrique.com


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