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Impression 3D : le Congo a la primeur en Afrique centrale


 

L’atelier de vulgarisation de la technologie en développement, ouvert le 6 février à Brazzaville, a pour objectif  son appropriation et sa vulgarisation par la jeunesse de la sous-région, en général, et celle du Congo, en particulier.

L’impression 3D, appelée aussi fabrication additive, est le processus qui consiste à créer des objets physiques par superposition de différentes couches de matière sur la base d’un modèle numérique ou physique. L’impression 3D peut être utilisée pour la fabrication d’un verre, d’un organe, d’un outil, d’une pièce de voiture, des pièces d’avion, etc.

« L’impression 3D est une technologie en plein développement qui incite à la créativité, à l’innovation et s’applique à tous les domaines de la vie tels que la santé, l’architecture, l’agriculture, l’aviation et autres. Dans mon domaine, qui est la recherche biomédicale, elle peut permettre de construire un microscope pour moins de 10 euros. L’un des facilitateurs ici présent a, d’ailleurs, attiré mon attention pour cela. Nous pouvons faire des outils à coûts réduits pour la formation de nos étudiants et améliorer la qualité de cette formation. », a précisé Francine Ntoumi, directrice de la Fondation congolaise pour la recherche médicale. Et de renchérir: « Le Congo est le premier pays d’Afrique centrale à vulgariser la technologie de l’impression 3D ».

La professeure a, par ailleurs, déploré le fait que peu de pays africains s’approprient cette technique afin de la faire évoluer et l’adapter aux besoins de la société. « Je suis fière aujourd’hui que grâce aux soutiens du ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, de l’université de Tübingen en Allemagne et l’université de Californie aux Etats-Unis, nous soyons les premiers en Afrique centrale à vulgariser cette technologie », a-t-elle ajouté. Et l’ambassadeur d’Allemagne au Congo, Klaus Peter Schick, de souligner : « Une technologie très chère au début, est aujourd’hui presque à la portée de tous. Pendant le workshop, vous et vos professeurs allez utiliser deux imprimantes dont le coût total est bien inférieur à 10 000 euros ou 6,5 millions de Francs CFA ».

Le diplomate explique que le domaine de médecine profite aussi de l’impression 3D avec la création d’un matériau semblable à un os ou encore la création de prothèses des implants. Il est content que le Congo serve d’abri pour le workshop visant à vulgariser la technologie de l’impression 3D.

« L’impression 3D est le fruit de la recherche scientifique et de l’innovation technologique. Ces outils de technologie innovante joueront un rôle nécessaire dans le but principal de renforcer la recherche clinique afin de proposer des solutions novatrices dans notre pays », a précisé Jean Claude Boukono, directeur de cabinet du ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation technique, avant de conclure que cette technologie aidera largement en matière de médecine.

Par Bénédicte Alouna – Vendredi 9 Février 2018


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