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Tech’élevage. L’agriculture fait les yeux doux aux start-up


Publié le 

Thierry Dubillot.

Le salon Tech’élevage se tient encore aujourd’hui au parc des Oudairies à la Roche. L’innovation est au coeur des préoccupations des agriculteurs.

Un concours international

Il s’agit ni plus ni moins que « d’imaginer l’agriculture responsable de demain grâce aux technologies ouvertes ». Les participants vont vivre plusieurs temps forts. Le premier est un concours international. Trente start-up sont inscrites. Elles présenteront leurs solutions pour améliorer le quotidien des agriculteurs dans des secteurs d’activités différents, comme le machinisme, la formation, l’aide à la décision, le financement ou encore la commercialisation.

Et quand on parle de concours international, les start-up sélectionnées viennent effectivement de partout. De pays d’Afrique, comme le Sénégal, le Nigeria ou l’Égypte, mais aussi du Chili, ou d’Israël. « Il ne faut pas que les Français s’endorment sur leurs lauriers, commente Hervé Pillaud, organisateur de la manifestation. Quand on va en Afrique, qu’on voit ce qu’ils peuvent faire, c’est certain : des start-up africaines s’imposeront en France dans les années à venir. »

Les trois piliers de l’innovation

De façon pratique, chaque « jeune pousse », aura quatre minutes pour convaincre un jury de l’intérêt de son projet. Parmi les membres de ce jury : la nouvelle présidente du syndicat agricole FNSEA, Christiane Lambert; Gille Bijaoui, de Tech Mahindra, un consortium indien, qui est le 1er constructeur mondial de tracteurs; ou encore Luc Valentin, « farmer » au Kansas.

Les concurrents ont de l’imagination. Quelques exemples pour comprendre : Botano cap, en Israël, est une société privée qui commercialise des pesticides respectueux de l’environnement. Son ambition est de devenir un développeur et un fournisseur mondial de bio pesticides. Les Français de Samsys proposent des solutions de gestion des flottes agricoles et permettent la réduction des coûts d’investissement des machines. Au Sénégal, Daral technologies met une application technologique à la disposition des éleveurs pour lutter contre le vol de bétail et l’expansion des épizooties.

Aujourd’hui, pour évoluer, une exploitation agricole doit reposer sur trois piliers. L’apport du numérique d’abord, pour sécuriser la production. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut aussi miser sur la biotechnologie. Et il faut améliorer le lien avec le consommateur. Ce sont les start-up qui peuvent apporter les évolutions indispensables.

Une première qui en appelle d’autres

La manifestation est complétée par des échanges : des professionnels sont à la disposition des start-up pour améliorer leur perception des besoins de l’agriculture. Il y aura aussi des interventions de « grands témoins » et des ateliers de réflexion.

Toute une journée pour évoquer les problématiques de l’agriculture comme ce goût émergent pour le « manger local. »

« Le local n’est pas qu’une question de géographie, commente Hervé Pillaud. On doit avoir une autre approche du local. La traçabilité ne suffit pas. Mais ça vient petit à petit. Un agriculteur a besoin de faire connaître ses produits, ailleurs que dans son rayon de production. Pourquoi en Inde ou en Chine ne pourrait-on pas avoir accès à des produits dont on connaît parfaitement l’origine ? »


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