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Benjamin Flaux : Produire son propre média, c’est bien souvent plus efficace et moins coûteux que la communication traditionnelle


Ecofin, est avant tout une agence d’inbound marketing. A ce titre, elle gère une dizaine d’autres médias pour le compte d’entreprises ou d’institutions. Benjamin Flaux, directeur commercial de la société, explique ce que l’inbound marketing apporte de nouveau au secteur de la communication, plus particulièrement en Afrique.

Agence Ecofin : On entend de plus en plus parler d’ « inbound marketing »… C’est quoi au juste ?

Benjamin Flaux : C’est une approche marketing qui inverse la logique habituelle : au lieu de traquer vos prospects par des messages publicitaires diffusés à grande échelle dans les médias, vous produisez votre propre média sur une thématique qui intéresse votre cible. Ainsi, ce sont les prospects qui viennent à vous…

AE : Produire un média, ce n’est pas trop coûteux ? 

BF : Beaucoup d’institutions ou d’entreprises imaginent en effet que produire un média n’est pas à leur portée… C’est une erreur, car dans un monde qui se digitalise à grande vitesse, développer un média de qualité ne revient pas forcément plus cher qu’une campagne de pub ou un sponsoring. C’est bien souvent plus efficace et plus rentable que la communication traditionnelle. Vous pouvez produire un site d’actualités quotidiennes pendant toute une année pour le prix d’une seule page de publicité dans le Financial Times

AE : Mais les entreprises ou les institutions ont-elles suffisamment de choses à dire pour alimenter un média ?

BF : Il ne s’agit pas de parler de soi-même, ce serait vite ennuyeux. Il s’agit de couvrir une thématique qui intéresse votre cible de prospects. Vous développez votre propre audience et vous tissez avec elle un lien de confiance. Pour votre cible, vous devenez une référence. Par exemple, une banque peut développer son propre média sur l’actualité des jeunes entrepreneurs. Elle se constitue alors un lectorat qui deviendra rapidement son réservoir de prospects. Elle affiche une belle image de dynamisme et, en plus, elle se crée un actif durable, valorisable. Dans le même esprit, une compagnie aérienne ou une chaine d’hôtels pourrait produire un média sur le tourisme. Le principe peut s’appliquer dans de nombreux secteurs : gestion publique, télécoms, transports, immobilier, etc.

AE : Est-ce que cette approche est financièrement accessible à des entreprises de taille plus modeste ?

BF : Oui, bien sûr. Si votre cible est internationale, il vous faudra produire un média d’ampleur internationale, mais si votre cible est locale, votre média le sera aussi. Tout dépend de la dimension de la cible et du niveau d’exigence de la thématique. Par exemple, une société immoblière peut produire un média sur la déco et l’aménagement de la maison pour se constituer une audience de candidats à la propriété.

AE : Quel format de média vous semble le plus approprié ? écrit ? audiovisuel ? numérique ? papier ?

BF : Pour l’Afrique, le site d’informations est sans doute le format qui, aujourd’hui, offre le plus de possibilités de développement, surtout s’il est bien adapté aux smartphones. Mais il y a aussi les médias sociaux sur Facebook, Twitter, YouTube ou autre, qui allient la vidéo, l’écrit, l’infographie et qui permettent davantage d’interactivité.

Sur une cible locale, le papier, notamment en Afrique, peut être également une solution.

AE : Aujourd’hui Mediamania travaille pour quel type de clients?

BF : C’est assez diversifié : des entrepreneurs, des institutions gouvernementales, ou même des agences de communication pour leur propres clients.

AE : Comment peut-on gérer en même temps plusieurs médias sur des thématiques différentes ?

BF : Nous disposons d’une structure bien rodée d’une cinquantaine de personnes aux métiers complémentaires : journalistes, secrétaires de rédaction, traducteurs, informaticiens, community managers, monteurs vidéo, illustrateurs… Gérer des médias, c’est faire en sorte que tous ces talents très éclectiques travaillent bien ensemble et s’enrichissent mutuellement. C’est un écosystème qui élargit chaque jour son champ de compétences.

AE : Et comment définissez-vous le média qui conviendra le mieux à telle entreprise ou à telle institution ?  

BF : C’est une réflexion que nous menons avec le client. Il faut tout d’abord préciser quelle audience il souhaite toucher, puis la thématique qui aura le plus de chance de capter cette audience. Enfin, en fonction de ces paramètres et des moyens à disposition, nous essayons de définir avec lui le media optimal.

AE : Pourquoi l’Afrique serait-elle un terrain particulièrement favorable pour développer de l’inbound marketing ?

BF : Parce que l’Afrique est clairement est le continent de la jeunesse et de l’innovation, parce qu’elle dispose, dans le secteur des TIC et des médias, d’un potentiel de ressources humaines gigantesque, et parce que le marché de la communication y est encore embryonnaire. La majeure partie reste à imaginer avec les technologies et les concepts d’aujourd’hui.

Renseignements: www.mediamania.pro 

20413 Mediamania

Source : Ecofin | mercredi, 05 septembre 2018


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