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France : A Nanterre, on fabrique un camembert 100 % végétal


La start-up Act On Eat, installée à Nanterre, propose un fromage sans lait.

A l’odeur, on se croirait presque en Normandie. Le fromage sent le camembert, ressemble à du camembert… Mais ce n’est pas un camembert. Exit le lait de vache ! Le CamemVert (c’est son nom) est un vrai-faux fromage entièrement composé d’ingrédients végétaux. « Nous utilisons les mêmes ferments que pour un fromage traditionnel, les mêmes techniques d’affinage, mais avec une base de noix de cajou », explique Emmanuel Joubert, président et fondateur d’Act On Eat, la start-up qui commercialise la gamme Tomm’Pousse.

Lauréat du concours de l’innovation IDFood

Objectif : sortir de la niche des aliments pour végétaliens, et plaire au plus grand nombre. En guise d’encouragement, l’entreprise vient de gagner le concours de l’innovation alimentaire IDFood, organisé par la région, et a récolté plus de 17 000 € de financement participatif.

Mais alors, est-ce que c’est bon ? Eh bien plutôt, oui. Le CamemVert à la sauge a même un petit quelque chose en plus. Le goût reste bien présent sur le palais. L’entreprise produit d’autres fromages que le CamemVert. Mention spéciale pour le carré frais aux fines herbes, moins acide que la feta, plus goûtu qu’un fromage frais lambda. Parfait à tartiner.

Seul inconvénient, le coût du CamemVert : 8,90 € pour 120 g. « Notre fromage est artisanal, bio et les matières premières coûtent cher… Cela explique son prix, que l’on pourra baisser si notre entreprise grandit et que nous faisons des économies d’échelle », promet Emmanuel Joubert.

Tous les fromages sont préparés au château de Nanterre, rénové fin 2017 pour y accueillir, dans des locaux partagés, plusieurs start-up spécialisées dans la cuisine éthique et biologique. Kalyn, 30 ans, et Christophe, 23 ans — tous deux vegans —, sont chargés de façonner et d’expédier la production. « J’ai la conviction que, pour faire changer les habitudes alimentaires en profondeur, on doit passer par le plaisir plus que par un discours culpabilisant », considère Christophe.

Source : leparisien.fr | Par DELPHINE SITBON |10 août 2018

Via une de nos lectrices Sandra Deriaz.. que nous remercions. 


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