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Kamtar, l’entreprise qui révolutionne la logistique en Côte d’Ivoire


La start-up ivoirienne Kamtar permet de connecter les transporteurs à des clients professionnels ou particuliers. Les services proposés vont du déménagement à la logistique interne, en passant par la livraison, expliquent les co-fondateurs Arthur Thuet et Délas N’Dri. L’idée leur est venue après avoir rencontré des difficultés lors d’un déménagement.

Les utilisateurs peuvent commander un véhicule soit par le biais d’internet ou par téléphone. Le prix est ensuite proportionné, en fonction du service choisi, aux distances parcourues. « La commission prélevée par l’entreprise est variable, comprise entre 10 et 15 % », détaille Délas N’Dri. Les marchandises sont géolocalisées et des assurances sont proposées.

Environ 1 000 véhicules – de la moto au camion – sont déjà inscrit sur la plateforme. L’entreprise forme les chauffeurs à des standards en termes de qualité, notamment pour la ponctualité et de politesse. « L’idée est de les faire monter en compétence, précise Arthur Thuet. « Les déménageurs employés par l’entreprises sont des étudiants, ce qui leur permet d’obtenir un complément de revenus. »

Un potentiel important dans le B-to-B

Pour son lancement, l’entreprise a bénéficié d’un financement de 200 000 euros ainsi que d’un accompagnement du holding d’investissement français Saviu. Si le projet est en maturation depuis septembre 2016, les services de l’entreprises ont été lancés en janvier 2018.

Plus de 1 000 courses ont déjà été réalisées, qui vont de livraisons pour des vendeurs informels à des grandes entreprises telles que Bolloré. Les deux co-fondateurs voient un potentiel important dans le développement des services B-to-B, notamment dans le domaine de l’agro-industrie.

D’ici la fin de l’année 2018, l’entreprise pourrait s’implanter dans un deuxième pays, dont le choix n’est pas encore fixé. Une chose est sûre : les deux entrepreneurs entendent se développer dans un pays francophone. Ils pensent au Sénégal et au Mali. Une autre extension logique serait le Burkina Faso.

« Une question importante est celle de l’optimisation des flux de transports. Le retour à vide de camion engendre des frais importants », explique Arthur Thuet. Une autre implantation, permettant de contrôler un corridor, pourrait permettre de réduire ces coûts. Les objectifs de l’entreprises pour 2018 sont ambitieux : générer 50 000 euros de de revenus grâce à 10 000 courses.


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