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Milleniums Africains: L’entrepreneuriat au service de l’espoir


Et si sous nos yeux, se dessinait l’esquisse d’une identité africaine. Et si notre génération réussissait le pari de la grande Afrique

Et si nous faisions un petit tour par le berceau l’humanité, à la rencontre de ces jeunes entrepreneurs qui s’engagent en développant des projets éco-responsables et militants. Et si nous allions à la rencontre de la nouvelle Afrique.

Celle d’Anne du Cameroun, et “Agr’Invest” son projet d’incitation à l’agriculture et d’accompagnement des agriculteurs qui repose sur la conception et la mise en service d’une application mobile pour permettre de mieux orienter les investisseurs agricoles en leur fournissant les informations relatives aux caractéristiques de l’écosystème préconisé par type de culture.
Ou encore celle d’Abdoul à Conakry avec “Numériclasse”, sa plateforme éducative numérique, permettant une interconnexion entre élèves, étudiants, professeurs et chercheurs quel que soit leur situation géographique. Une solution dynamique et connectée pour le développement de l’éducation dans les zones difficiles.

Depuis les montagnes Maghrébines, aux plaines Kenyanes, des couleurs éclatante des rues de Cap Town, aux pastels des couchers de soleil sur le port de Lomé, des chaleurs étouffantes entre les immeubles du Caire jusqu’à la fraicheur de la vague qui s’en va mourir sur la plage de Bassam, en passant par les vents arides du Sahara, et ce qu’on soit originaire de grande villes, de petits villages, des côtes, du centre, du nord ou du sud.

Depuis le parfum envoûtant des épices méditerranéennes vers les cris exacerbés du marché au poisson de Dakar, la lumière qui se projète sur les motif des Wax, et se reflète dans le blanc des Djelaba. Autant de cultures, de langues, de religions, de paysages, autant de différences qui sont des richesses.

On ne se ressemble pas, parfois même on ne se comprend pas, peut être même qu’on ne s’écoute pas. L’histoire a divisé nos anciens, d’autre ont dessiné les contours de nos territoires, nous savons que nous possédons des richesses que nous sommes les seules à ne pas voir, en apparence rien ne nous rassemble, il semble même que tout nous oppose.

Pourtant plus que jamais, je les vois ses ressemblances, aujourd’hui notre contient est celui qui enregistre le taux le plus important de jeunes de moins de 25 ans. Il est vrai que nous n’avons pas grandi de la même façon mais nous avons grandi en même temps. Dans un monde qui nous présentait comme son tiers, dans un monde où tout semblait aller trop vite pour nous. Nous sommes les enfants du numérique, ceux qui ont grandi bercé par les réseaux sociaux, ceux qui ont appris a “liker” avant d’apprendre à conduire, ceux qui ont grandi en se demandant pourquoi dans un même pays certains achetaient des “I Phones” tandis que d’autre réclament encore l’accès à l’eau potable.

Nous sommes 64% de la population de notre continent, nous sommes capables, nous sommes entrepreneurs, nous sommes militants: nous sommes les Milleniums Africains.

Et pour la premières fois de son Histoire l’Afrique peut espérer se reposer sur ses ressemblances, celle des entrepreneurs sociaux, des nouveaux militants de la génération hyper connectée. Tous ceux qui oeuvrent de manières différentes pour le développement soutenable.

Et si sous nos yeux, se dessinait l’esquisse d’une identité africaine? Et si notre génération réussissait le pari de la grande Afrique, en développement un sentiment d’appartenance, l’Afrique qui défie l’ingérence extérieur, celle qui croit en son potentiel de développement, celle qui est portée par ses enfant, l’Afrique unie, riche, puissante. Un seul contient, un nouveau niveau d’intégration, une même identité. L’Afrique qui dépasse ses clivages culturels, une entité continentale. Une nouvelle vision de l’appartenance africaine qui se voudrait le premier pas vers une union institutionnalisée, intégrée et puissante.

Par Mariem Babbou Étudiante en relations internationales et présidente de l’association Atfelna


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