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Sommet des startups Santé : de nouveaux outils numériques pour mieux comprendre notre cerveau



« C’est un laboratoire pas comme les autres », qu’est venu présenter Guillaume Leroy, le président de Sanofi-France, au 3e Sommet des start-up organisé par Challenges et Sciences et Avenir. Le géant pharmaceutique a en effet ouvert il y a quelques mois le Labo39bis, « le premier laboratoire entièrement dédié à la recherche en e-santé », explique celui qui est en charge de toutes les activités du groupe en France. Concrètement : développer de nouvelles exploitations des outils numériques dans le domaine de la santé.

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Toucher au cerveau, c’est comme jouer du piano avec des gants de boxe

Alexis Génin, qui est à la tête de la Direction des applications de la recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière a lui insisté sur le grand inconnu qu’est toujours notre cerveau : « Fondamentalement, on ne comprend le cerveau ». En ce sens, les neurosciences constituent autant un immense champ de recherches qu’une mine d’opportunités pour développer de nouveaux outils, et donc lancer des start-up.

Et c’est l’une des missions de l’ICM qui pousse son incubateur grâce à « un environnement extrêmement ouvert, rassemblant chercheurs, médecins et patients » sur le site de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Un espace très attractif sur le plan international qui compte pas moins de 45 nationalités, avec 50% de jeunes chercheurs venant d’autres pays.

« Nous travaillons aussi sur une médecine intégrative dans laquelle le médicament n’est qu’un élément du parcours de soins. Et c’est particulièrement vrai pour les maladies du système nerveux. Dans ce cas, il s’agit souvent de détecter les signaux faibles, des marqueurs très précoces de la maladie afin de développer des stratégies de prévention. » L’ICM a ainsi lancé une trentaine de start-up. Comme Bioserenity, qui développe des textiles connectés « intelligents », au départ pour aider au diagnostic de l’épilepsie.

Mais quand on parle cerveau aujourd’hui, la question de l’augmentation des performances ou de mise au point de puces permettant d’enrayer les effets d’une neurodégénérescence vient immanquablement. Alors, demain, se retrouvera-t-on tous avec une puce dans le cerveau ? « Il faut développer ce genre de technologie, comme cela a été fait dans la maladie de Parkinson avec la stimulation cérébrale profonde. Mais il faut être prudent, car il s’agit généralement de stimuler une zone de la taille d’un grain de riz« , explique Alexis Génin.

Et avec les connaissances actuelles très parcellaires du cerveau, « c’est comme jouer du piano avec des gants de boxe ! A un millimètre près, on peut déclencher un état dépressif ou des épisodes maniaques », rappelle-t-il. Sans compter que toute stimulation du cerveau entraîne une réaction qui pousse le sytème nerveux à se réorganiser. « Prenons garde à ce mythe du cerveau augmenté, où l’on va stimuler le système nerveux pour au bout du compte le fatiguer, et passer plus de temps devant Netflix… » Le message est passé.

Source : Challenges et Sciences et Avenir

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