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Joana Choumali : La Startupeuse photographe qui témoigne de la grandeur de l’Afrique – Vidéo


 

Joana Choumali (née en 1974 à Abidjan) raconte qu’un jour, lorsqu’elle était enfant, son père fit venir à la maison un photographe pour réaliser des portraits de famille. Marquée par cette expérience, elle demanda, à 13 ans, un appareil pour Noël. Après des études de communication graphique à Casablanca (Maroc), elle revint à Abidjan pour intégrer une agence de publicité, tout en consacrant son temps libre à la photographie.

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Joana Choumali

Sa passion prenant le dessus, Joana Choumali est devenue photographe à plein temps. Son travail à la fois documentaire et artistique, inspiré par des personnalités aussi diverses qu’Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Chester Higgins Jr., Sebastiao Salgado et Steve Mc Curry, est exposé en Afrique et en Europe. Elle vit et travaille à Abidjan, où elle possède maintenant son propre studio.

Interview

Appercu de l’oeuvre de Jona

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Expo : ‘HAABRE, LA DERNIÈRE GÉNÉRATION’ 2013-2014

Hââbré est le même mot d’écriture / scarification « en langue Kô du Burkina faso.

 

 

Expo : Awoulaba / taille fine 2013-2015

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Le dernier projet de Joana Choumali explore la notion complexe et contradictoire de la féminité, de la beauté et de l’image corporelle dans l’Afrique contemporaine et, par extension, dans tous les univers féminins contemporains observés avec l’obsession soudaine des ronds et des seins.
Joana a documenté les fabricants locaux en Côte d’Ivoire qui produisent des mannequins personnalisés pour le goût et les formes africaines pulchritudineuses idéalisées. C’est un phénomène récent, commencé seulement en 2011, mais déjà très réussi.
Les fabricants locaux modifient ou créent des mannequins, avec des formes de corps plus proches de celles des femmes africaines: hanches larges, poitrines bien remplies, bras pleins. Ils les peignent même dans des couleurs plus sombres parfois. Ce type de mannequin s’appelle « Awoulaba », qui signifie « reine de beauté » en langue baoulé de Côte d ‘Ivoire. Dans la culture populaire ivoirienne, les Awoulabas sont de jolies femmes aux dimensions impressionnantes: un visage important, de gros seins, une chute remarquable des reins et surtout une hypertrophie des fesses.
Taille Fine, à la place, est le terme utilisé pour identifier les modèles ou mannequins suivant les normes occidentales de la beauté. Outre l’aspect documentaire du projet, Joana étudie le concept de la beauté et de la perfection du corps. Qu’est-ce qui doit être considéré comme un corps parfait? Devons-nous nous modeler sur la perfection de l’âme des mannequins qui nous entourent? Ou devrions-nous concevoir notre propre concept de beauté et identifier des modèles qui peuvent nous représenter plus véritablement?
Le projet est composé de deux parties. Un premier groupe d’images plus documentaire, montrant l’artisanat et les travaux des fabricants. Ils sont si fiers de leurs produits finaux pour les traiter comme de vraies personnes, et ils ont l’habitude de documenter leurs créations pour les catalogues de magasins à la manière de vrais portraits. Il y a un deuxième groupe d’images où Joana superpose des images de parties du corps de vraies femmes aux formes parfaites des mannequins. Ils évoquent les célébrités «vénètes» qui incarnent la «beauté parfaite» de la culture populaire: Kim Kardashian («l’awoulaba blanc»), Nikki Minaj (l’Awoulaba «à la peau claire») Naomi Campbell (l’amende de la taille noire), Lupita Niango (la « black taille fine ») Beyoncé (l’Awoulaba « à la peau claire ») Ces compositions conceptuelles constituent les représentations hybrides de ce que doit être une « femme parfaite »: le vrai et le parfait, tous en même temps. L’image finale donne lieu à des ensembles de formes et de symboles, de couleurs et d’idées déconcertants et déstabilisateurs. Vous êtes toujours capable de les déchiffrer et de les reconnaître, mais il est impossible d’apprécier ou, surtout, de s’identifier à eux.
Voir plus de portraits de Jona ICI

et  www.joanachoumali.com

NDLR : Cette idée d’article nous a été proposée par le journaliste et blogeur Ezzedine El Mestiri


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