Home / Best Startups / Une start-up, ça gagne combien ?

Une start-up, ça gagne combien ?


LIVRE – La rupture apportée par la révolution numérique rend souvent difficile l’évaluation des entreprises au business fortement digitalisé. Voici un guide utile pour s’y retrouver.

Il se créerait, chaque année, près de 10.000 start-up dans le monde, dont 500 en France. Une telle profusion, et les innovations qu’elle impose, ont rendu difficile l’évaluation des entreprises, de leurs revenus ou de leurs modèles d’affaires. Dans son ouvrage, l’économiste François Meunier s’efforce d’apporter des solutions à ce vaste problème du moment. Extraits

Monopole ou pas monopole ?

« Le jeu combiné de l’effet de réseau et du ‘winner takes most’ aboutit classiquement à ce que l’on appelle une situation de monopole naturel. C’est elle qui, au moment où se construisait le réseau ferroviaire aux Etats-Unis, a fabriqué la fortune d’un Vanderbilt ou celle d’un Bill Gates quand Microsoft a été capable, par effet réseau, d’imposer Windows comme la norme privée mondiale pour le système d’exploitation des PC. Cela se reproduit avec le numérique, comme on le voit aujourd’hui avec la puissance des Gafa… Certains cas juridiques se sont fait jour, comme les plaintes portées par la Commission européenne contre Microsoft ou Google. »

Le casse-tête fiscal

« La fiscalité a du mal à saisir la substance de la transaction dans le cas des plates-formes, dans son double aspect de l’imposition de la plate-forme elle-même et des revenus qu’en tirent les tiers à l’occasion de transactions. Cela renvoie à nouveau à une question concurrentielle. »

À LIRE AUSSI
  • « J’ai rebondi après un échec entrepreneurial »

« Par exemple, la tradition est de ne pas taxer l’autoproduction (les revenus en nature de son potager !). Mais aussi, plus discutable, le service de logement que se rend à lui-même le propriétaire de son immobilier. Celui qui loue son bien via une plate-forme fait de l’autoproduction… A la suite d’une plainte contre Airbnb au Royaume-Uni de la part d’hôteliers classiques, le ‘Financial Times’ (2 janvier 2017) a trouvé que l’avantage de prix d’une chambre type d’Airbnb provenait à hauteur d’un tiers d’une évasion de la fiscalité habituelle. »

Investir dans le dur ou pas ?

« On notait que le poids du corporel dans les bilans des entreprises, et plus encore dans leurs valorisations, s’amenuisait rapidement au profit de l’immatériel… Arrivent alors la numérisation, et le constat douloureux pour beaucoup de groupes de l’arrivée d’acteurs qui se glissent comme intermédiaires ou courtiers efficaces entre eux et le client final. Booking.com, dans le cas de l’hôtellerie, est le cas le plus patent. Cela contribue à inverser le mouvement précédent : contrôler son immobilier… c’est une garantie de valeur, celle de ne pas voir réduire son métier à changer les draps le matin… »

En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/gestion-finance/0301050805612-une-start-up-ca-gagne-combien-317270.php?bjjQZhhU7fljEE18.99


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *